Yves GODIER Le «Monsieur Sécurité» du festival

Ce soir, Art Rock va voir débouler sa foule de festivaliers. En coulisses, tout a été prévu et anticipé pour assurer leur sécurité. Un travail de titan coordonné par un seul homme : Yves Godier.

Un stand VIP à installer, un lustre géant à suspendre, une entrée à sécuriser ou des issues de secours à prévoir : sur le festival, rien ne se fait sans le feu vert d’Yves Godier, consultant technique en sécurité incendie et sûreté. De Brest à Chartres en passant par Caen, il travaille sur une quinzaine de festivals à l’année. Alors, depuis 17 ans qu’il s’occupe d’Art Rock, le Malouin connaît le festival comme sa poche !

« Art Rock, c’est aujourd’hui sept sites à sécuriser. Au fil des éditions, l’espace dédié au festival a augmenté. En terme de sécurité, c’est devenu plus facile à gérer pendant l’événement, mais bien plus complexe à préparer en amont. »

Chaque lieu a en effet ses propres contraintes auxquelles il faut s’adapter. « Par exemple, cette année, le spectacle de la compagnie Carabosse nous a obligés à renforcer le dispositif anti-incendie au parc des Promenades. » Tout comme il a fallu revoir les plans de la place du Général-de-Gaulle pour faciliter les flux entre les deux scènes, ou encore bien mesurer les forces exercées sur le lustre géant installé sous la tente du Village…

Travail d’équipe


Hyper-sollicité, Yves Godier ne peut évidemment pas avoir les yeux partout. Pour cela, il peut compter sur un adjoint et une dizaine de référents parmi les pompiers, techniciens, agents de sécurité, secouristes. « C’est à eux que je m’adresse en priorité si je vois que quelque chose ne va pas. Et inversement, s’ils ont besoin de mon approbation. Il m’arrive de poser des limites, mais souvent, on trouve une solution. »

Alors, bien sûr, il arrive que parfois, malgré toutes les précautions, les « couacs » surviennent. Comme il y a trois ans lorsque la programmation d’une tête d’affiche en début de soirée avait créé un gros cafouillage aux entrées. Ou encore cette fois où des resquilleurs s’étaient mis en danger en grimpant sur le toit de la Caisse d’Épargne pour voir les concerts. « On apprend de nos erreurs et on rectifie l’année suivante. »

« Il faut être bien accroché »


Et dans l’hypothèse où se produirait le pire des scénarios ? Là aussi, le maximum a été anticipé. « Ma priorité, c’est d’analyser le risque, de prévoir d’où peut venir le danger et d’agir en conséquence », insiste Yves Godier. Cette année tout particulièrement, le risque d’attaque terroriste n’a pas été pris à la légère : 16.000 € supplémentaires ont été consacrés au renforcement de la sécurité dans le centre-ville pendant le festival.

« C’est certain que niveau responsabilité, il faut être bien accroché pour faire ce métier aujourd’hui ! », confesse le « Monsieur sécurité » d’Art Rock qui, malgré cela, arrive tout de même à trouver le sommeil. « On est un petit milieu, on se connaît tous et on sait que l’on peut compter les uns sur les autres. » Les festivaliers peuvent donc s’amuser l’esprit tranquille, Yves Godier veille sur eux.

 

Ouest France du 21 janvier 2016

La capacité d’accueil du Fort pourrait passer à 14 000 personnes

  • Jean-Luc Lecoulant et Loïc Cavoleau, adjoints en charge des travaux ; Yves Bernard, directeur général des services à la mairie de Saint-Père ; Yves Godier, chargé de mission en sécurité incendie et sûreté.
    Jean-Luc Lecoulant et Loïc Cavoleau, adjoints en charge des travaux ; Yves Bernard, directeur général des services à la mairie de Saint-Père ; Yves Godier, chargé de mission en sécurité incendie et sûreté. | 

Pour des raisons de sécurité, le Service départemental d’incendie et de secours est venu au Fort Saint-Père accompagné de représentants de la mairie.

Mardi, la mairie a missionné Yves Godier, spécialiste de la sécurité, pour remettre à jour le cahier des charges précisant les conditions de sécurité pour chaque type d’événement se déroulant au Fort, conformément aux demandes du Sdis (Service départemental d’incendie et de secours).

Yves Godier est un habitué des lieux puisque, depuis des années, il est responsable de la sécurité de la Route du Rock, ainsi que d’autres événements se déroulant au Fort ; il intervient également sur de nombreux festivals bretons.

Élus et responsables se sont retrouvés sur le terrain afin de définir la possibilité de mettre en place un portail tenant compte de l’intérêt patrimonial du site tout en permettant d’être en conformité avec les impératifs de sécurité.

Plus 4 000 m2

En effet, les travaux menés au fort durant l’année 2015 ont modifié la configuration des lieux : la mise en forme de l’esplanade d’accès a ajouté 4 000 m2 aux deux hectares qui se trouvent à l’intérieur de l’enceinte fortifiée. Cette surface supplémentaire fera partie intégrante du site lors des grands événements, car elle sera délimitée par des grilles et pourrait permettre d’accueillir jusqu’à 14 000 personnes simultanément, au lieu de 12 000 précédemment.

La difficulté est de trouver un compromis entre les événements locaux et les grands événements nécessitant un plus grand nombre d’unités de passage (issues de secours) : « Pour 99 % des événements, un beau portail ne pose pas de problème, mais il faut penser au 1 % d’événements utilisant l’extension », explique Yves Godier, pensant notamment à la Route du Rock.

« Le Fort de Saint-Père est l’un des rares établissements recevant du public de type plein air en Ille-et-Vilaine », commente Yves Bernard ; ce type d’établissement répond à des normes de sécurité bien particulières. L’ouverture de 22 m de long à l’entrée de la nouvelle esplanade, qui s’ajoute aux trois issues de secours réparties sur le pourtour des murailles, ne permettrait pas d’obtenir une capacité d’accueil autorisée (appelée jauge) de 14 000 personnes, d’où la nécessité de créer de nouveaux dégagements sur l’un des côtés de la surface supplémentaire.

La question reste posée de déterminer quel type de clôture sécurisée mais modulable pourra être mis en place sur le pourtour et à l’avant de cette esplanade. Les élus présents sur le terrain opteraient plutôt pour des portails entièrement modulables, à côté desquels pourrait être mise en place une décoration végétale mobile qui serait ôtée lors des grands rassemblements.

 

Le Summer reggae fest met les bouchées doubles

photo devant le splendide mur végétal installé dans la poudrière, en décoration des loges destinées aux artistes, yves godier, chargé de sécurité, et kevin rayes, directeur du festival.

Devant le splendide mur végétal installé dans la poudrière, en décoration des loges destinées aux artistes, Yves Godier, chargé de sécurité, et Kevin Rayes, directeur du festival.

La 4e édition du festival débute ce soir, et va monter en puissance jusqu’à l’arrivée de Jimmy Cliff samedi. Dans les coulisses, on s’active pour organiser la fête qui grandit à vue d’oeil.


Dimension
Après le pari réussi de l’an passé, deux jours de festival au lieu d’un, le Summer reggae fest prend une nouvelle dimension ce week-end. La capacité d’accueil passe à 10 000 entrées pour chacune des deux soirées, contre 5 000 en 2010. La surface du parking a été doublée (7 ha) et le camping offert à chaque festivalier prend aussi ses aises.Humain

Dans les coulisses, c’est la bonne ambiance. Les bénévoles ne comptent pas leurs pas pour couvrir le site du Fort de Saint-Père. Entre le montage et le démontage, pas loin de cinq cents personnes se relaient pendant dix jours pour installer toutes les structures et autres câbles du festival.

Sonore

Un autre changement cette année, dans la disposition des groupes. « Afin d’éviter toute nuisance sonore avec la grande scène, un espace spécialement dédié au sound-system est aménagé hors de l’enceinte du Fort », détaille Kevin Rayes, directeur du Summer reggae fest.

Poudrière

Les artistes n’ont pas été oubliés et leurs loges viennent d’être bichonnées dans la poudrière. Canapés, fauteuils, réfrigérateurs et splendide mur végétal sont à la hauteur de la qualité des têtes d’affiche attendues.

Berbère

Le village du festival s’étoffe également. Il rassemblera de l’artisanat, de la restauration caribéenne, orientale et locale et autres stands vinyles. Une tente berbère vient aussi se planter pour donner un espace de relaxation et de restauration.

Sécurité

Yves Godier est en charge de la sécurité depuis la création du festival. « La réglementation est complexe », explique celui qui connaît le site par coeur. Mandaté par la commune, en relation avec la gendarmerie et les pompiers, il est prêt à accueillir les festivaliers. Plusieurs équipes vont se disséminer pour couvrir tout l’espace, des scènes aux parkings en passant par le camping.

Urgences

En plus de la Croix rouge, présente lors des festivals précédents, un médecin urgentiste-anesthésiste et un ambulancier privé seront présents sur toute la durée du festival. « Même si, ajoute Yves Godier, pour le reggae, il n’y a jamais eu de souci ».

Écolo

En partenariat avec l’association Urigreen, « les festivaliers sont invités à préserver le site naturel du Fort », à travers différentes actions comme les gobelets écologiques. Autre changement, sur la totalité du site, tant au niveau des scènes que du camping, des toilettes sèches sont mises en place, y compris pour les personnes handicapées.

 

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